Défendons la libération sexuelle des HBH !

Défendons la libération sexuelle des HBH !

Le sexe et la sexualité peuvent évidemment être une source de pouvoir. Un mouvement d’oppression sexuelle existe au sein des sociétés afin de perpétuer ce pouvoir et il existe également un mouvement de libération sexuelle afin de sortir de cette oppression ! Nous nous situons dans ce mouvement de libération et d’émancipation. Mais plus largement dans celui pour les HBH et non spécifiquement dans celui des LGBTQIIA+.

Les HBH sont les différentes préférences sexuelles, dont les Hétérosexuels, les Bisexuels et les Homosexuels. Il y a possiblement d’autres usages et préférences sexuelles, mais concrètement, l’essentiel est là… La libération sexuelle, pour nous, ne se limite pas à la sexualité, mais se situe également dans l’acte de libération au sein de la société dans laquelle elle existe. Une libération sexuelle ne peut exister sans émancipation sociale, sinon ça s’appelle la société de consommation.

Mais pourquoi ne pas s’associer au mouvement LGBTQIIA+ ? Pour plusieurs raisons. Déjà, car il manque l’Hétérosexualité dans cette abréviation à rallonges. Hors la libération sexuelle se fait avec toutes les composantes de la société. Sans le soutien et la solidarité de la majorité Hétérosexuelle, qui pourrait se faire grâce à un apport assimilable de la part de mouvements minoritaires d’émancipation, on ne lutte pas contre l’oppression sexuelle en général, ni celle dont sont victimes des minorités sexuelles.

On pourrait faire disparaître l’abréviation HBH pour n’énoncer que la libération sexuelle tout court, mais étant donné que les États et les capitalistes utilisent les abréviations LGBTQIIA+, c’est histoire de poser un point de vue émancipateur social global en rupture avec cela.

Cette abréviation LGBTQIIA+, même si dans l’idée initiale c’était la défense de minorités sexuelles (ce qui est respectable au vu d’une certaine normativité toxique au sein de cette société), néanmoins c’est désormais devenu une logique identitaire, de marginalité, de consommation et de communauté et non d’émancipation sociale universelle.

Alors que la question est sociale, certains se dénommant avec cette abréviation, demandent simplement des droits de protection à un État (L’intersectionnalisme y est peut-être pour quelquechose dans cette perspective intégrationniste sociétale au système identitaire de consommation), alors que le problème, c’est justement l’État, le capitalisme et sa société.

Nous ne nous positionnons donc pas sur la même lutte. Nous ne voulons pas une libération sexuelle dont l’objectif est le droit de consommer sa sexualité librement au sein de la société marchande du système capitaliste et de ses États. Non, mais une libération sexuelle au sein d’une société libre et égalitaire. Et cela nécessite une révolution sociale.

On défend la libération sexuelle des HBH, car il existe une oppression sexuelle trop courante et présente au sein de certaines sociétés humaines, la société de consommation en est une. La culture, l’histoire sociale ou personnelle ou le contexte oriente pour beaucoup la sexualité des uns et des unes, il n’existe pas qu’une forme de sexualité autant chez les Hétéros, les Bi et les Homos.

Les personnes ont des orientations au niveau sexuel (et les comportements sexualisés) qui les regardent eux/elles. Cependant, certaines cultures orientent et conditionnent d’une façon autoritaire/caricaturale les sexualités, ça veut essentialiser les sexes et la sexualité avec des normes. L’hétérosexualité pour les défenseurs de cultures autoritaires (plutôt monothéistes d’ailleurs) doit être la sexualité « normale ».

On a des moralistes aux ordres de mythes qui viennent avec leurs gros sabots dénoncer les orientations qui ne leur conviennent pas. Car pour eux, il y a une hiérarchie entre les types de sexualités, et dont certaines seraient mauvaises…

Au sein de cette imposition culturelle autoritaire sur la sexualité, il y a tout un type de normes sur ce que serait, avec essentialisme, de « vrais hommes » et de « vraies femmes », ou de vrai.e.s « homosexuel.le.s », avec un comportement masculin dominateur et un comportement féminin soumis, et pour d’autres, il y a une version plus libérale et moins essentialiste (mais un autoritarisme intégré quand même), un comportement masculin ou féminin pouvant être dominateur et l’autre soumis, donc la femme pouvant être autoritaire à l’égal de l’homme autoritaire, et inversement.

C’est ce que défendent aussi certains mouvements homosexuels et certaines féministes intégrées au capitalisme et à l’État. Hors il n’est pas question de laisser à des autoritaires, de quelque sexualité que ce soit, nous dicter ce qu’est la sexualité et encore moins de nous imposer une vision rigide ou autoritaro-assimilé de ce que devrait être l’hétérosexualité ou toutes autres sexualités !

Il faut garder en tête que toute vie a comme but essentiel de se reproduire, les Humains n’y échappent pas. On sait que la sexualité humaine s’oriente entre des logiques procréatrices et/ou de plaisirs. Le plus logique, dans une logique ludique, serait de voir la bisexualité comme la « norme » et non celle hétéro ou homo.

Dans une logique de perpétuation de l’espèce humaine, l’histoire des sociétés humaines et de sa biologie fait que la procréation implique l’hétérosexualité, et c’est l’unique sexualité naturelle qui permet la procréation, et c’est aussi la plus largement répandue. La parthénogenèse n’existe pas chez les humains.

Il y a des logiques procréatrices qui cachent une volonté Étatique d’une volonté d’une augmentation des naissances pour avoir une plus grande quantité de population comparé aux autres pays. Les religieux ou les nationalistes ont parfois des logiques de natalité afin d’avoir de grandes familles dans l’idée d’étendre leur influence religieuse, identitaire, idéologique.

Ceci varie entre mariage monogame et polygame. Évidemment, pour l’augmentation des populations nationales, certains tentent d’imposer la procréation artificielle, en usant de technologies avancées dans une logique de transhumanisme… Le capitalisme et l’État sont des défenseurs de l’indéfendable.

Hors les États et leurs protégés de la propriété privative n’ont pas à influencer ni à imposer une sexualité sur les sociétés, les États et les propriétaires privatifs doivent juste disparaître.

Inscrit dans le mouvement de libre pensée et de libertinage, nous défendons la liberté égalitaire de vivre et d’exprimer, notamment, sa sexualité comme chacun l’entend (donc sans l’autoritarisme patriarcal existant de cette société, dont ses rejetons que sont la pédophilie, la violence conjugale, la prostitution, etc).

Chacun et chacune a à définir sa sexualité par elle même, quant à ses vœux de procréation et/ou de plaisir. Il est bien évident ici que nous ne défendons ni l’autoritarisme essentialiste ni la version adaptationniste de cette société autoritaire, qui fait perdurer cette oppression sexuelle dans des formes assimilées.

PM

voir aussi : https://autodefense.anarchomachie.org/index.php/lanarchisme-et-la-question-sexuelle/

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