La vie, la santé et les malades ne sont pas leurs priorités
Toi qui es en vacances, au chômage ou pire en arrêt de travail, tu es un profiteur qui veut vivre aux crochets de cette société ! C’est en tout cas ce que pensent et disent les gestionnaires/profiteurs du capitalisme. Depuis quelques décennies, dans le secteur privé du capital, la classe des exploités ont eu le « droit » à 3 journées de carences plutôt que 1 journée (journées où tu n’es pas payé ! car tu es malade; donc tu es responsable d’après eux), lors d’un arrêt de travail et les gouvernants voulaient l’instaurer (au lieu de seulement 1 jour) pour le secteur public du capital également. Ceci afin de faire des « économies », évidemment, mais aussi pour inciter la classe des exploités à aller bosser malgré une crève (qui pourrait contaminer d’autres, mais il faut bien leur vendre des médicaments à ces exploités pour tenir le coup, ou les inciter à prendre de la cocaïne pour rester en pleine forme). On remarque qu’années après années, c’est la santé qui est mise à l’écart, et que petit à petit dans le privé ou dans les services publiques, ça casse. En même temps, on ne peut pas dire que cette médecine du capital/État soit sociale (malgré les efforts des exploités qui voudraient amener les choses dans ce sens) ! La médecine actuelle est là pour que les exploités ne tombent pas trop malades et qu’ils puissent redevenir productifs et corvéables.
Alors, qu’il serait de bon ton de faire une grève générale (privée, public) afin d’imposer 0 jours de carences, il serait encore mieux de dégager tous ces exploiteurs et vrais profiteurs (qui se font donc du profit sur nos vies) en les expropriant et en instaurant une médecine sociale qui ne soit plus aux mains d’un corps médical corporatiste aux ordres de l’État/du capital, en ne laissant pas la production des médicaments à ceux (des boites privées actuellement en majeure partie) dont l’objectif est de faire du bénéfice au détriment du bien-être réel (quand on voit qu’ils sont capables de vendre encore de l’homéopathie comme ayant une quelconque efficacité !!?). D’autres bonnes choses, à faire, seraient de réduire drastiquement les heures de travail et de reposer les besoins comme base de production, d’abolir la propriété privative, de redéfinir les moyens d’existence et les nécessités sociales. Tout cela demanderait en plus une révolution sociale. Mais, on y est peut-être bien loin, des gens, trop conditionnés à accepter la pax romana (paix capitalistique), n’ont pas envi d’une révolution sociale (dont l’objectif est l’abolition des classes), ils veulent juste ne pas trop subir les changements qui ne sont pas à leur avantage (une sorte de lutte de classe légale ou censitaire). Hors ceci ne fait rien avancer, et ne donne que plus de liberté aux classes dirigeantes/exploiteuses afin de continuer à redéfinir nos modes d’existence d’exploités. La santé pour les riches ou les un peu moins riches, ce n’est pas la même chose pour les pauvres ou les un peu moins pauvres.
Pensons aux guerres de toutes sortes, aux problèmes écologiques, aux pandémies, aux guerres sociales, il ne semble pas qu’ils veuillent fondamentalement notre bien être pour notre santé… Et en plus, ils veulent nous culpabiliser d’être malade, de nous reposer un peu, et bientôt ils vont nous reprocher de ne pas vouloir aller à leur guerre bourgeoise. Ça s’appelle nous manquer de respect. Car il n’est jamais question du fait que c’est ce système qui nous rend malade, qui nous ignore, qui nous tue ! Non, on ne parle pas de cette organisation sociale qui met les gens les uns contre les autres, créant un stress fauteur de maladies mentales ou physiques voire de crimes, ça ne parle pas non plus de toute cette alimentation bourrée de produits nocifs du fait d’une volonté de profit à tout prix (les perturbateurs endocriniens leur importent peu), de la pollution qui s’étend partout, même dans les eaux, sources d’in-habitabilité de la planète pour les humains et autres espèces. Bref, on ne peut pas dire que ces personnes nous veuillent du bien. Aux États-Unis, Luigi Mangione considéra irrespectueux les pratiques des assurances maladies et le mènera à un puissanticide.
Alors, comme souvent il y a les « sauveurs » parlementeurs de ce système, de la gauche à la droite, en passant par le centre et les extrêmes, qui vont seriner des non solutions au capitalisme, faire perdre du temps à de doux spectateurs, en accusant toujours un bouc émissaire plutôt que de proposer une pratique concrète de rupture révolutionnaire. Eux leur solution c’est qu’ils prennent le pouvoir pour continuer le même bordel. La notre, c’est qu’ils dégagent tous et qu’on prenne nous même en main nos vies (le pouvoir de décider pour nous et avec les autres), qu’on définisse collectivement les besoins réels et les moyens y répondant et tout cela dans les règles de l’art sanitaires. Que la santé, le désir et les besoins soient posés comme préalable à toutes activités. Donc construisons nos moyens autonomes et fédérés, préparons nous afin de se passer de ceux là même qui nous accusent de vouloir vivre !
PM