Lettre à un ami attiré par le wokisme

Lettre à un ami attiré par le wokisme

Salut Compagnon,
heureux de ta réponse et désolé pour le retard de la mienne. En effet, j’avais répondu point par point à tes remarques quand j’ai constaté qu’a bien réfléchir ce thème de »wokisme » dépassait largement les simples sujets abordés.

Je te propose donc une petite correspondance sur ce qu’est le « wokisme » que nous pourrions publier, j’écris sur ce sujet et j’attendrais avec hâte ta réponse. Si tu es d’accord.

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Le mot « wokisme » est apparu il y a peu, et souvent il fut populariser pour stigmatiser un certain type de pensée. Cela n’enlève rien à la spécificité que cache ce mot. Dans les petits mondes militants, cela fait quelques années déjà qu’ils arrivent avec leur gros sabots. Un mot pour les désigné était apparu:les post-modernes.

Il y a derrière leur idées 2 gros problèmeS : en 1er le Capitalisme sous jacent qui est une véritable machine contre-révolutionnaire. Et en 2nd la provenance qui est la culture de la gauche libérale nord-américaine

« woke » = éveillé. Mais que veut dire « éveillé », hors du langage courant vite fait bien fait ?Ca sent le new-age et autre bouddhisme… Dans le années 1950 des personnes aux USA ce seraient « éveillés » à certaines inégalités de traitement. Félicitations à nos amis des USA, dans la vieille Europe cela à eux lieu vers 1500 soit la Renaissance et encore plus au siècle des Lumières. Les militants dit « woke » n’ont toujours pas compris les lettres persanes de Montesquieu. En réalité ils sont culturellement sous influence des USA. Les théories dites « wokes » proviennent d’auteurs de « gauche » ou « d’ext-gauche » nordaméricains des années 70 (tous étatistes) qui ont à leur façon interprétés les post-structuralistes français ( Foucault, Deleuze, Derrida) appelé la french theory. Où il ne faut plus penser en terme de rapport de classes, d’exploitation économique ou d’oppression du prolétariat, mais en terme de défense de minorité, fractionnant ainsi le peuple. Toutes ces minorités sont devenu des part de marché. Dans cette influence intellectuelle Nous sommes du côté de Uzbek, nous sommes les Persans de Montesquieu et les intellos des USA l’équivalent de la noblesse parisienne de l’époque qui n’arrivent pas à comprendre que le reste de la Terre n’ont pas les mêmes critères qu’eux. Tel Uzbek moquons nous de leur incohérence.

Si on peut discuter la notion d’« afro-américains », on peut aussi facilement ce rendre compte qu’il ne veut rien dire ici ! Les « Noirs » afro-américains, cela n’a rien à voir avec des « noirs » des DOM-TOM ou du Sénégal ou du Rwanda. Ces gens là, ces post-modernes « wokes » font passer en second plan l’économique et sociale au profit de l’identitaire comme les fascistes, ne voyant pas que eux m^me sont sous influence culturelle de la pensée bourgeoise dominatrice. D’ailleurs il y a peu, je me suis rendu compte qu’avant leur popularisation je n’employais jamais les mots « les noirs-les blancs » , de facto le fait ^même de classer par couleurs c’est racistes, c’est dire qu’il y aurait des races comme chez les chiens. La biologie actuelle est formelle, les races humaines n’existent pas.

Savez tu cher camarade que la majorité des nord-américains considèrent les siciliens et les andalous comme des arabes ? Ils jugent à la couleurs de peau. Ils veulent imposer un type de raisonnement fallacieux en provenance de leur culture ( du moins une culture issu de la gauche libérale ici en accord avec la pensée trumpiste), et les gens concernés s’ils ne veulent pas penser comme eux, deviennent des « Méchants » ou des pauvres idiots à civilisés… Comme dans leur films bas de gamme, d’ailleurs…

Si aujourd’hui ils sont nommés « woke », mot mal choisi certes, c’est tout simplement parce qu’en Europe de l’extrème gauche au centre gauche leur concept à été repris. Jouer avec l’indignation fait vendre.

Mais il ne date pas d’aujourd’hui, c’était déjà là depuis les années 70 disais je, mais ils faisait parti d’un tout, et cela ne dérangeait pas, puisqu’ils n’avaient pas amené la cassure définitive entre les tenants de la lutte pour la majorité opprimés-exploités(le prolétariat peuples) face à la minorité ( la bourgeoisie et co) ; et eux, les tenants du fractionnement du peuple en minorités victimaires.

Rappelons nous cette magnifique scène des Monty Python dans « la vie de Brian » où ils le langage même de ce qui se nommera le « wokisme » fait pleurer de rire.

Autre exemple, fin des années 7o, ces militants sont devant incompréhension totale face à l’écrivian Iceberg Slim, ils pensaient trouvé un héros, ils furent bien déçu et ont totalement bloqués dans leur incompréhension. I Slim était un ancien proxénète de Harlem ( « noir » cela à son importance) qui connu des années de prison. Ces militants voulurent en faire une victime du système non pas capitaliste mais du système patriarcal blanc. Il a bien rit, et eux beaucoup moins quand, en le lisant, ils ont vu comment un proxénète noir traitait les femmes. Si l’écrivain vieillissant avait bien changé après la prison, contenant une critique de la société libérale, il n’était pas du genre à faire son mea culpa devant des bonzes de la morale, ironiquement «  entre la coke et les voitures de sport, grace aux putes je gagnais mieux ma vie que la majorité des blancs ». Cela peut être choquant mais c’est d’une tel évidence dans la société marchande. Banalité, banalité. Ils ( ielles!) sont ridicules quand ils font semblant d’être choqué d’une évidence tel des vieilles bigotes voyant la raie des fesses du cantonnier.

Au demeurant c’est toute la littérature underground qui critique la société américaine que les post-modernes détestent. De toute façon dès que c’est un peu cru, ou ironique ou avec de l’humour noir ou simplement décalé: ils haïssent, je ne sais pas s’ils promettent les lendemains qui chantent, dans tout les cas ce ne sera pas des lendemains qui rigolent beaucoup.

Maintenant regardons leur autre marotte : la Femme. Là encore nous sommes dans ce que Bakounine appelle l’idéalisme ( dans Dieu et l’Etat), qu’il classe avec le religieux. LA Femme doit s’émanciper de l’Homme ( ne pas oublier les majuscules). Quelle femme ? Quel homme ? Mystère. Bien sur défendons le féminisme et au même titre luttons contre l’homophobie, mais faisons le dans une optique révolutionnaire et non dans une optique bourgeoise. Faisons le à la Emma Goldman et non pas à la Ségolène Royale ! L’égalité de salaire : o que oui mais aussi l’égalité de salaire entre la caissière et la directrice du magasin ! Et aussi le caissier!Je met le caissier avec la caissière face au patron et à la patronne ! Nos post-modernes: non , la caissière avec la patronne et le caissier avec le patron. Annihilation de la lutte des classes pour la plus grande joie des dominants. Ils font pareil avec leur classement par couleurs ou par sexualités ou par origine. Et quand c’est une femme, une Tatcher, qui à une entreprise et qui exploite principalement des hommes que dire ? On voit ici leur contradiction. Et quand une femme refuse une promotion canapé, n’est elle pas l’équivalent du serveur qui refuse de passer à la casserole par le patron de la boite de nuit gay ? Que ce serveur soit hétéro bi ou homo n’a pas d’importance. Au passage une jeune homo qui se fait traiter comme de la merde par sa famille et ce retrouve à la rue, sont ils bien sur qu’ils faut le classer avec le producteur gay qui à un yacht à Cannes ? Est ce bien sain et honnête de les faire dandiner cote à cote sur un char ? La pourriture de la mentalité bourgeoise m’effraiera toujours.

Ils incarnent à la perfection hypocrisie ambiante de la mentalité néo-libérale, les retournements de vestes des petits politicards prêt à dénoncer leur ex-copains en vu d’une petite place merdique d’adjoint au maire LFI. Voilà ce qu’est leur morale, à eux, qui aiment tant la faire aux autres.

Et c’est tout cela le fascisme sous-jacent de leur propos.

la lutte des classes devient un truc binaire comme les autres. Alors que non, elle est au coeur de la réalité économique, ce n’est pas une discrimination de plus à rajouter sur la liste. Quand un dictateur africain négocie l’achat d’arme avec un fabricant bien français, ils ne font pas de distinction de couleurs. Le dictateur n’est pas une victime sous prétexte qu’il est noir. Mais leur concept vient d’une gauche des USA et sortie de ce pays en voulant faire de la décalcomanie ce ne peut être qu’un monceau de conneries dangereuses, incohérent dès qu’on veut comprendre leur thématiques ailleurs. J’aurais aimé les voir dans les geôles ougandaises sous le régime d’Amin Dada, voir leur compassion très chrétienne et qu’est qui advenait de leur concepts.

Encore un exemple :Combien de pays d’Amérique du Sud tel le Brésil ont ou ont eu un gouvernement d’extrême droite sans remise en cause ou répression de la cohabitation originaire d’Afrique, originaire d’Europe, autochtone + metissage ? Donc réduire l’idée du fascisme au racisme blanc-noir est une idée fausse, simpliste voir simplette. En réalité le fascisme, ici aussi le mot peut être discutable, ce mesure à la répression politique et économique. Fascisme devenant synonyme de tyrannie. Le fascisme a toujours besoin d’un ennemi, il peut jouer avec le racisme comme avec autres choses au gré de ses besoins.

Au fond les post-modernes participent à la colonisation culturelle néo-libérale nord-américaine. J’insiste sur « néo-libérale » ,car tout un tas de choses et d’ artistes extraordinaires se font aux USA et ce, en dehors de l’idéologie dominante ou malgré l’idéologie dominante.

Revenons au féminisme.

Il ne peut avoir de lutte des sexes comme il y a lutte des classes. La lutte des classes étant dialectique elle ne se résoudra que dans la disparition des 2classes sociales. Dans ce rapport dialectique s’il n’ y a pas résolution du « conflits » (dépassement de la contradiction) c’est à dire une prise de conscience révolutionnaire du prolétariat, il ya Aliénation. Des pauvres qui sont fascinés par les riches et se mentant à eux même derrière des phrases reprise de la télé aux post-modernes chargé à la moraline, en passant par le retour du religieux, nous voyons bien les effets de l’aliénation. C’est le propre des périodes de grand changements historiques aussi. Période où le potentiel d’une Révolution sociale est plus grand. Ici je parle à court-moyen long terme ; c’est à dire qu’il faut sortir de l’immédiateté imposés par le médias, les entreprises, la société en général. Je m’éloigne.

Revenons à nos moutons (genrés ou non), le post-modernisme confond la cause et ses effets. Derrière la haine des homos, derrière l’envie de soumettre les femmes, qui retrouvons nous ? Les Religions. Ce sont bien des idées religieuses qui sont toujours là, quand bien même la personne ne sait pas la source de ce qu’elle pense ou dit.

Puis vient leur dernier dada la confusion entre arabe-musulman. Déja considéré l’Islam comme victime c’est mal connaître l’histoire et la géopolitique. Les plus persécutés dans le monde en tant que croyant c’est les cathos par les pays islamistes. Cela est un fait, je le prend tel quel, toute persécutions d’innocents m’aies odieuse, et je ne crois pas qu’on puisse m’accuser de sympathie envers l’Église ou n’importe quel autres foutaises transcendantales. Pour nos post modernes, les fait ? On s’en fout !

Puisqu’ils aiment tant les minorités pourquoi ne défendent ils pas les soufistes persécutés par les sunnites ? Encore de l’incohérence en vu de leur propagande. Et les Berbères, les Kabyles, les Turcs,les…. « Allez, allez » disent nos post modernes « c’est tout de l’arabe » « arabe c est arabe et noir c ‘est noir ». Ne sert ce pas eux les vrais racistes ? J’ai déjà fait un article sur « islamophobie » je risque de me répéter.

A cela je rajouterais leur tentation de culpabilisation, je regrette mais c’est des méthodes de Stalinien, que de demander au gens des « autocritiques » .

C’est pour cela qu’ils sont dans la dérive sectaire.

Et puis il y aussi l’abus de néologismes, de mots anglais ( pourquoi pas arabe ou polonais ? Pourquoi la langue dominante du Capital? Bourgeoisisme quand tu nous tiens…). Ou encore utilisé des mots alors que ce n’est pas leur place, en plus du raciste blanc/noir ( mais pas jaune, c’est pas leur trucs).

Un exemple : L’ utilisation du mot « privilège » est un non sens étymologique. Un privilège ce n’est pas un avantage. Un privilège est un droit accordé par un Pouvoir, une Autorité. Il y a encore dans nos régions viticoles le « privilège », ce dernier est/était un droit accordé par l’État de distiller soi-même un nombre de litres définis sans le déclarer, ceci ce transmettant de père en fils. C’est légiféré.Quand Bakounine ( et d’autres) parle du privilège économique à abolir pour l’Egalité, c’est bien un système économique et social qui permet cette accumulation de Capital avec l’Autorité de l’État qui juridiquement défend la propriété privée. Ce n’est pas un fait dû à la « Nature ». il y a des lois, des flics pour défendre la propriété privée des dominants, des bourgeois, et les usines appartiennent légalement aux exploiteurs.

ET POUR CONCLURE

Je n’ai pas la peine de leur catégorisation d’origine intellos bourgeois de « gauche ». Politiquement, socialement, je m’en fout de la couleur, des sexes, des origines. Je suis avec ce que de manière « classique » ce nomme les prolétaires ( si on ce remet avant tout dans le champs de l’Exploitation) même s’ils n’ ont pas conscience de leur appartenance à notre classe. Pour le moment.

Je suis avec les pauvres, les parias, « les désherités du monde » comme disait Florès Magon, avec tout ceux qui ont rien à perdre avec la destruction de ce système autoritaire économiquement ou socialement. Avec mes sœurs et frères de misère qu’elle soit social, économique ou morale. Je ne m’amuse pas à fractionner les dominés dans l’espoir de règnier ou de recevoir des reconnaissances un jour.

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