L’ égalité contre le racisme, le communautarisme…

L’ égalité contre le racisme, le communautarisme…

texte écrit par le groupe Phoenix Caen https://phoenixcaen.jimdo.com/

L’ égalité contre le racisme, le communautarisme,l’essentialisme

et toutes les idéologies d’ oppression.

Des méthodes antidémocratiques

Qui imposent sans débat des votes. Par exemple quand est décidée la clôture des interventions sur un point de l’ ordre du jour. S’ inscrire sur la liste des derniers intervenants, lire une texte fort long pour le faire voter; la liste intervention étant close, personne ne peut s’ exprimer sur ce texte. De plus comment analyser le contenu d’ un texte complexe , ample et lu . Un tel texte oblige pour réflexion qu’ il soit connu à l’ avance et que chaque personne ai le temps d’ analyser son contenu, tout empressement nie le temps nécessaire à la démocratie, celui de la réflexion.

Du rapt des catégories.

Sans contester les oppressions spécifiques ( raciale, sexuelle, etc). La méthode qui consiste à dire les femmes sont oppressées , je suis une femme donc oppressée, je parle au non des femmes et tout ce qui me contredit est contre les femmes; est un argument fallacieux. S’exprimer pour une catégorie suppose l’ unité de celle-ci et de son expression. Ce qui est rarement le cas, par exemple il n’ y a que 5 à 7% de syndiqué dans ce pays, et, observons le nombre de centrale syndicale et pourtant chacune prétend parler au nom des salariés, idem pour les partis politiques. Que dire de ceux qui parlent au nom du peuple, vu la réalité électorale ( votants , abstention, inscrits , population), ils obtiennent en fait qu’ une fraction minoritaire des votes. Bien des organisations parlent au nom d’ une catégorie , bien que la dite catégorie n’ ai mandaté personne pour ce faire. Nous avons l’ éternelle méthode manipulatrice qui entend fonder une légitimité qui n’ existe pas . Ceux qui parlent au nom d’ une catégorie n’ en sont que des fractions plus ou moins minoritaires ou de simples individualités. Personne ne possède la propriété, le brevet, la parole d’ une catégorie de ce type .

Des contradictions de certaines catégories.

Il est curieux de constater que l’ on prend fraction d’ une catégorie pour occulter la posture de ses autres composantes . Prenons les femmes, les immigrés, les genres sexuels, combien dans ces catégories sont des capitalistes ou ont du pouvoir hiérarchique,une fonction d’ encadrement etc. Il est facile de vérifier que Mme El Khomri est une femme , que certain(e)s immigré(e)s en exploitent d’ autres, que certains genres sexuels en font autant. Bref dans ces catégories l’ exploité , l’opprimé existent. Nier cela c’est dissimuler un rapport aliénant, celui du capitalisme ou du privilège et occulter une réalité celle des classes sociales et de la lutte qui en découle?

Du victimaire comme cache sexe de groupe politique.

les principes d’ aide, réparation, protection de la victime sont fondamentaux. Mais là encore la catégorie victime est souvent raptée par des organisations qui pour occulter leurs buts exhibent leurs victimes et martyres. Ces organisations savent que les personnes qui n’ont pas abdiqué leur part d’ humanité ont ces qualités: empathie, sympathie, compassion, altruisme qui poussent à s’ identifier aux victimes. En créant un affecte vers les victimes , certaines organisations cherchent un soutien ou un ralliement à leur cause. Il faut donc analyser l’ usage et finalité du victimaire.

Du victimaire comme fondement du droit

Au principe que la victime a droit à réparation ,certains disent qu’elle seule peut dire de cette condition et sa réparation, et tant pis si la peine de mort ou la loi du talion sont exigées. De même des groupes utilisent le victimaire pour obtenir une système de droit conforme à leur idéologie . Des lobbys utilisent le victimaire pour annihiler toutes critiques les visant et nous imposer leurs volontés. N’ oublions pas que la victime n’ est en soi plus qualifiée que d’ autres pour instituer le droit, que souvent la victime devient à son tour le bourreau. Ce qui est important c’ est l’ éthique et l’ idéologie qui érigent le droit . Pour nous le principe d’ égalité et sa visée universelle est fondamental. Le victimaire est souvent l’ instrument de certains groupes idéologiques pour instituer du droit sous l’ angle du particulier et par là une logique communautariste. Il est facile de comprendre que quand les patrons réclament des droits,il s’agit que de leurs intérêts . De même soit disant victime de la carte scolaire certain(e)s exigent la liberté du choix d’ établissement, en fait ils choisissent les établissements les mieux cotés, pour assurer une carrière lucrative à leur progéniture. Maintenant certain(e)s utilisent la procréation comme marchandise et louer le ventre des femmes pauvres, voir même acheter leurs enfants. Nous avons l’ extension de cette logique en matière de santé et la possibilité d’ acheter le sang, les organes des plus pauvres. Ce victimaire défend un système inique celui de la puissance d’ argent. Il occulte que le capitalisme a réduit nombre de personne en simple marchandise , la force de travail qui s’ achète sous diverses formes. Ces formes constituent le salaria moderne qui permet une grande inégalité de revenu. Le capitalisme selon son principe tout s’ achète et se vend vise l’ extension de la marchandise comme base des rapports humains. Cette économie de marché annihile toute humanité basé sur la solidarité , l’ entraide , le don, l’égalité. Cette marchandisation fait que le fortuné achète tout selon son bon plaisir. Le moins ou pas fortuné cède le peu qu’ il possède y compris les biens fondamentaux constituant sa personne. Certains groupes religieux, pour des raisons vestimentaires se présentent comme victime. En fait c’ est une tactique qui n’ a rien avoir avec le droit individuel du vestimentaire. De fait, les idéologies qui prétendent l’ infériorité des femmes et réduisent celles- ci à une simple fonction domestique et sexuel; le vêtement devient à la fois l’ étendard et le signe de l’ acceptation de ces idéologies. Il est curieux mais habile que certaines personnes qui se disent féministe sous prétexte d’ ostracisme , défendent des femmes qui portent l’ uniforme ( curieux contre sens pour ceux arguant de liberté individuelle) symbole de la négation de l’ égalité de droit

Pour éviter de supporter la réduction ad Hitlerum au sujet du burkini. Je suis contre obliger à une tenue de bain mer particulière, chacun se vêt comme bon lui semble. Si soumise au machisme une femme entant se couvrir ou cacher sont corps, qui a droit de l’ interdire ou obliger à se dévêtir même partiellement? Si cette femme n’ admet pas que se draper de noir sous le soleil est néfaste pour l’ organisme , elle endura l’ ardeur d’ hêlios, et, l’ hypocrite concubin qui fasciné par ces corps exposés, profuse l’ anathème sur ces femmes dévêtues et dévergondées . Nous savons que la pudeur n’est pas la pudibonderie. L’ exaltation pudibonde publicitaire est souvent proportionnelle à une pression lubrique . Le constat du double langage est l’aveu du mensonge. Que dire aussi sur l’ exhibition mercantile de la nudité du corps féminin… Ici on déshabille pour vendre, là bas on habille pour posséder, là on pousse à l’ embonpoint de l’ autre le décharné anorexique, par ici un corps svelte et musclé ailleurs son contraire. Les rapports aux corps et la sexualité sont l’ objet des codes et délibérations des groupes dominants qui assujettissent la population. Tant que perdure cela la question différentielle et celle de la liberté individuelle sont sans effet. Les questions de la sexualité et révolution furent abondantes et constituèrent une partie des problématiques soixanhuitardes, ils seraient bon de les réintroduire . En déplaise à St Paul un esprit saint dans un corps saint est une bonne devise. Reste que si le burkini et une tactique victimaire pour obtenir des plages séparées, un signe d’ oppression, là pas question de céder à l’ hypocrisie religieuse. L’ argument de la pudeur est un leurre car en fait le sous- jacent sexuel est ce qui motive. Nous savons que les religions monothéistes tiennent les femmes en être inférieure, mais aussi comme le diable ( Eve fut le plaisir contre le mortifère). Pour ces religions tout ce qui est matière et chair est le mal absolue, les plaisirs sont des péchés, l’ hédonisme l’ ennemi.

Si la question de la victime ne peut être éludée , elle doit être sous l’ angle de l’ universalité du principe d’ égalité. Rappelons qu’ une majorité du féminisme portait justement sur l’ égalité de droit homme/ femme et que le socialisme réel fondé sur le principe d’ égalité universelle est porteur de ce principe.Nous devons penser à tout ceux et notamment les femmes qui combattent ces idéologies nauséabondes de l’ infériorité de certains être humains. La logique victimaire raisonne souvent que dans le prisme de son intérêt catégoriel, utilise l’ affect pour annihiler l’ universalité du principe d’ égalité. La loi El Khomri s’ inspire de ces logiques: victimaire, communautariste, corporatiste. Cette loi défait le cadre d’une loi générale(branche , national) par un accord d’ entreprise dégradé, nous voyons bien qu il s’ agit de démolir le principe d’ égalité par le jeu de la concurrence.

Du communautarisme comme totalitarisme.

Le communautarisme comme le nationalisme, le corporatisme et toute idéologie du particularisme part d’ un simple fait, il n’ y a pas de fait universel ou universalisant. Chaque groupe humain est enfermé dans une essence particulière. Par conséquence chaque groupe humain fonde ses principes que sur sa seule particularité et aucun principe découlant d’ un humanisme universaliste ne peut contrevenir à cela. Notons que si tactiquement le communautarisme quand il n’ est pas hégémonique use du principe de liberté individuelle pour se soustraire au cadre en vigueur. Rapidement il nie ce principe et impose la soumission au système communautaire. Ce qui doit interpeller dans le communautariste n’ est pas sa présentation folklorique (type: de musique, alimentaire, vestimentaire etc) mais quant il légitime les inégalités.

Du communautariste comme impossibilité de la coexistence .

Comme toute logique de la séparation , le communautarisme se refuse à intégrer des mornes sociales autres que celles de son idéologie. Notons par ex que dans beaucoup de pays se sont des tribunaux religieux qui statuent. Que même en France bien qu’ ils n’ ont de valeur légale existent ces tribunaux, et une revendication de plus en plus pressente ce fait pour leur reconnaissance. Que au principe de valeurs communautaires des exigences de séparation des espaces hommes et femmes ( santé, travail, publique etc). Imaginons un couple uni selon les principes de leur communauté . Qu’ un s’ écarte, voir rejette les principes communautaires ; que se passe-t-il si le tribunal communautaire tranche la séparation et le devenir des enfants de l’ union? De même que devient l’ athée dans un territoire ou cette philosophie est hérétique? Que se passe-t-il quant des positions communautaires s’ opposent, puisque que nous ne pouvons évoquer l’universalité de certains droits. Le communautariste anti égalitaire ne peut prospérer que là ou sont dominés ou exclus d’ autres personnes ,et les autres systèmes non compatibles.

l’ essentialisme comme négation de la liberté.

L’ essentialisme affirme que ce qui façonnent les entités humaines seraient l’ expression d’ un ou plusieurs déterminismes (racial, biologique, moral, comportemental etc). Ce qui fait que les individus sont structurés par des entités qui conditionnent, ils sont donc enfermés dans un champ de force indépassable. Nul place pour la liberté,la volonté, la rupture, la contestation, le libre choix etc. L’ essentialisme pour convaincre va opérer un réductionnisme pour développer une cognition confirmant sa thèse. Il suffit de prendre: un élément du tout, un aspect secondaire , et d’ en faire une donnée essentielle. Ce qui dans l’ affrontement discursif est souvent et tactiquement facile mais contestable. Par exemple le terme race, malgré plusieurs définitions de ce mot , l’ essentialisme use d’ arguments pseudo biologiques. Comment définir le mot race chacun ira selon sa subjectivité mais en l’ état des connaissance scientifiques; un race est un groupe qui a une base biologique commune est particulière d’ autres groupes ce qui fait espèce. Si on raisonne selon des données de la génétique une espèce serait un groupe partageant une compatibilité et expression génétique propre permettant la reproduction. Cela appliqué aux humains autorise à dire que tout les hommes et femmes sont de la même race ou espèce( homo sapiens). Les essentialistes racistes pour détruire l’ argument d’ une seule race humaine vont prendre des éléments secondaires et non génériques ( morphologique, pigments,etc). Pour expliquer ce que ces traits innés , particuliers, , produisent des races différentes dont l’ identité serait par essence fixée par ce biologique. Il est curieux d’ observer que pareils arguments sont utilisés par les racistes mais aussi certain(e)s racisé(e)s pour justifier leur idéologie. Il faut raison garder et rappeler que chaque individu de l’ espèce humaine a plus de 99% de gène commun (hommes comme femmes). Que l’ environnement intervient dans l’ expression du gène ( phénotype) ce qui explique des modifications et certains traits secondaires . Les variantes morphologiques, le sexe ,brachy ou dolichocéphale,pigment ( et bien d’ autres) ne sont pas constitutifs d’ infériorités ou particularismes intellectuels, constituant par eux mêmes une différentiation contestant l universalité des compétences intellectuelles et de ce qu’elles produisent., cela donnent compétence égale pour participer à la vie de la cité et instituer l’ égalité.

Quelques fois il se produit biologiquement une défaillance ou altération pour certaines personnes. Selon les choix moraux ont éliminent les personnes défaillantes, soit on considère comme les anarchistes, que cela ne retirent en rien la qualité d’ être humain et ces personnes doivent bénéficier du principe de solidarité. Notons que sauf pour les créationnistes et autres fixistes, la matière et le biologique sont dans une histoire (transformation, évolution).

L’ essentialisme utilise pour le champ culturel la même rhétorique que pour le biologique.Comment définir le mot culture là encore plusieurs sens existent. Mais le plus judicieux serait de dire que la culture produit de conscience est donc l’ action consciente de l’ homme sur son environnement Les hommes organisent leur monde c’ est cela la culture . La culture va donc signifier le monde (la conscience d être ) l’ action sur ce monde ( le faire) le sens ( idéologie ) , tout cela est universel . La culture est action et choix, elle produit l’ idéologie qui structure les divers systèmes sociaux. En cela la culture, n’ est pas fixiste c’ est à dire que particulière elle n’ est pas définitive, instituée à tout jamais. La culture comme subjectivité sociale est arbitraire ,conventionnelle , elle est fondée par la volonté et la puissance des groupes qui l’ instituent. La culture est dans une histoire et même selon d’ autres l’ histoire . Pour ces raison tous ceux qui affirment que le champ social-culturel est fixiste, innéiste, déterministe, et, en cela font de chaque système social un indépassable, font insulte à la culture.Ils disconviennent que idéologie,morale, éthique comme produit de la conscience sont par ce fait et dans leur contenu : modifiable, réfutable, opposable etc. Ils construisent une machine de guerre pour instituer la séparation (biblique?)L’ essentialisme qui entant enfermer des groupes humains dans un absolu incommunicable et un commun, agence cette séparation. Il pense que selon la couleur de peau, l’ origine territoriale, la condition sociale etc, les humains sont dans des essences clivées, empêchant l’ universel. Sans occulter l’ existence des idéologies séparatives (corporatisme, nationalisme, sexisme, racisme, capitalisme, ethno- différentialisme, etc). Nous n’ ignorons pas que ces idées ne sont que de l’ imaginaire instituant auquel nous opposerons le notre. Il est facile de constater que bien des humains clos et forclos dans leur habitus selon certains. En fait contestent, rejettent, ne s’ identifient à la communauté ou catégorie voulue par les zélotes de la séparation. Ces humain(e)s se disent universalistes ( internationaliste, anational, citoyen du monde etc) ou bien se comportent comme tels. Combien rompant avec leur groupe d’ origine, défendent un universalisme égalitaire. Tout cela serait impossible si un apriorisme culturel, une essence, une condition, enferment à jamais un être dans ces états. Aux systèmes de dominations et exploitations voulus et imposés par certain(e)s; pensons que rien ne permet d’ affirmer qu’ ils sont pérennes . Nous pouvons rejeter, combattre, détruire, ces systèmes. Qu’ il est possible qu’ une masse d’ humain rompant avec les idéologies de la séparation se fasse communauté pour l’ égalité .

Tactique et stratégie.

Ces axes sont impliqués dans la lutte sociale, mais ils ne sont pertinents que confortant l’ idéologie qu’ ils servent. Souvent par faible étayage idéologique ou jeux tacticiens certain(e)s ne portent les combats idéologiques; cela permet aux points secondaires, aux rivalités, aux faux activismes, de prendre le dessus. Comme le sens de ces jeux n’ est plus explicite on s’ égare dans de veines querelles, n’est plus saisie le sens de ces joutes, on agit à contrario du but prétendu. C’ est le tacticisme quand deviennent, la forme le fond ,le conflit l’ essentiel, les points secondaires principaux, le prisme paranoïaque la hauteur de vue. Un trait révélateur du tacticisme c’ est le contrisme. Il suffit qu’ un contradicteur, un adversaire ou ennemi idéologique disent une chose pour croire que la posture serait de dire le contraire. Sans vérifier si l’ adversaire est cohérent dans l’ usage de certaines idées ou se livre à une manipulation, une récupération, à la confusion ou la tactique. La réduction ad Hitlerum ,le point Godwin deviennent les armes du naufrage. L’ idée que l’ennemi de mon ennemi serait mon ami est aussi une absolue stupidité. Depuis quelques temps s’ infiltrent dans certains cercles révolutionnaires incluant certains groupes anarchistes de surprenant propos. La critique de l’ État Israélien, le soutien à des palestiniens sont qualifiés d’ antisémitisme, voir de pro nazisme. Plus fort encore selon certains, la critique du sionisme ou des actions des gouvernements israélien par diverses composantes du socialisme ( incluant des anarchistes) serait le vieux fond antisémite du socialisme. Est occulté que le sionisme comptait et compte des appuis dans le camp socialiste( au sens large du terme), que les palestiniens sont des sémites, que des juifs se disent antisionisme. Un petit recherche sur le sionisme démontre les contradictions et complexité du terme. Idem si vous portez critique de l’ islam c’est islamophobe,du mariage pour tous c’ est homophobe, anti mondialiste c’est national populiste, contre la burka c’ est blanc fasciste etc. Il faut donc rappeler que l’ anarchisme défend la plus large liberté individuelle et l’ égalité absolue des droits entre les humains. Ce qui s’opposent à toute forme d’ exploitation/domination. Si d’ aventure certains utilisent des mots ou références communes aux nôtres, cela n’ implique en rien une commune pensée ou tactique ou stratégie. Un autre problème à l’ œuvre, celui de l’ intérêt supérieure ( de l’ État , de la révolution, de l’ anti fascisme etc). Ce qui induirai de mentir, occulter, agir à l’ insu des autres. Motivé par un faux argument celui de l’ incapacité des acteurs ou fractions de la population à comprendre une situation complexe. Prospère le jeux des minorités qui décident, des avant- gardes, du noyautage, de l’ infiltration, du double discours etc. Au final la confusion, l’ incompréhension, perte de sens qui conduisent à l’ inhibition du combat révolutionnaire. Selon certain(e)s la critique de ou des religions doit être tu, et principalement l’Islam pour ne pas alimenter l’ islamophobie et l’ ext-droite. Que selon le principe l’ ennemi de mes ennemis et mon allié, il faut s’ allier à tout ce qui s’oppose à l’ impérialisme USA ou que même plus ou moins critiquables, certaines postures idéologiques (religieuses) exprimeraient une position de classe, thèse défendu par l’ islamo-gauchisme. Je pense que le silence sur des actes ou ce qu’ impliquent certaines références religieuses fait le lit de l’ ext -droite. Les complaisances ou alliances contre nature, dissimulent que le front contre ceux qui ont le pouvoir est composé de certains qui veulent prendre le pouvoir. Ces derniers chose faite oppriment ou massacrent certains qui hier manifestaient avec eux. Pour les anarchistes le plan tactique-stratégique -idéologique doit être cohérent et faiblement dissoner. Il faut que ce qui est pensée, dit et fait se corroborent . En tout lieux et temps les anarchistes ont parlé, ne cachant ni leurs buts et analyses sur les diverses composantes du champ social. Conscients que la victoire idéologique précède la victoire politique , il faut donc afficher et défendre clairement nos positions. Dans la première AIT combien trouvent dans Bakounine de l’ exemple et claire voyance. La critique des anarchistes: contre le socialisme doctrinaire et d’ État ( Lénine, Trotski et compagnie), la dénonciation du système soviétique et équivalence ( capitalisme d État,dictature) , le soutien à Camus contre Sartre qui pour ne pas désespérer Billancourt ( la classe ouvrière) se compromit avec le P-C. Le refus de voter Chirac en 2002 ( hélas quelques groupes anarchistes le firent) conscient que l’ arme du parlementarisme est celle de notre oppression. Constatons que selon la fraction ( droit ou gauche) qui l’ utilise, les gouvernements qui en découlent maintiennent des système inégalitaires. En matière idéologique nous rejetons les trois religions monothéistes . De leur dogme d’ un dieu créateur et transcendant qui fait que les hommes doivent subir et endurer, car ils ne sont que l’ objet de la volonté divine. Nous affirmons l’ humanisme qui déclare que ce sont les hommes qui font l’ histoire et sont donc responsables de leurs actes , défendons pour l’ Humain l’ immanence de sa culture. Pour un anarchiste le but n’ est pas de philosopher à coup de marteau , d’ imposer ses idées, de soumettre. Il faut être pédagogue, expliquer, convaincre, polémiquer. Souvent la tactique de l’unité consiste à taire les différences, à imposer une fausse unicité, une unité factice, à laisser comme référentes les opinions dominantes. Si les questions d’ unité, de convergence, de rapport de force ne sont pas à négliger. La question est celle du curseur de l’ unité et de sa synthèse . En fait une mouvement social n’ est jamais univoque, de nombreuses sensibilités le constituent. Prenons la lutte contre la loi El Khomri l’ unité se faisait contre cette loi. Dans les manifestations toutes les sensibilités étaient présentes et s’ exprimaient, existaient de multiples modes de s’organiser. Tout cela permettait diverses actions, et que même divergentes celles- ci participaient au même rapport de force. Si doit être combattu le fait que pour son opinion religieuse, politique, un salarié reçoit en bien ou mal un traitement particulier contrevenant à la généralité de la règle. La question est plus délicate attrayant aux conflits idéologiques. Que peut ont admettre, supporter, défendre ou taire en matière idéologique? Le curseur est celui de l’ affirmation de l’ égalité. En effet si une personne veut défendre une rhétorique inégalitaire ou croire à un être transcendant; que cela reste de l’ordre privé; on ne peut contraindre ni empêcher les pensées intimes . Mais dès que cette opinion entant se manifester publiquement pour instituer un rapport social. Nous devons y opposer le principe égalitaire du droit. La religion par le mot lui même ne peut rester du domaine privé, il faut donc continuer la critique des religions/ idéologies inégalitaires. Ce qui évite toutes récupérations ou alliances avec ceux dénonçant telle idéologie inégalitaire et autoritaire dans le but de nous imposer une autre.

Nous rejetons la tactique de la fin justifie les moyens, il suffit de vérifier dans l’ histoire ce qu’ a produit cette tactique. Nous pensons que l’ émancipation dans une visée égalitaire ne peut être que sur la concordance moyens et fin car en fait les moyens organisent les fins. Selon nous un changement révolutionnaire est le produit de la volonté de la plus grande fraction des opprimés(e)s et exploité(e)s, ce qui nécessite un plan tactique stratégique confortant l’ idéologie de la rupture. En tant que minorité agissante notre but et de valider l’ action et la démocratie directe comme moyens de la résistance populaire autonome; de participer là ou c’ est possible sans rien occulter aux questions tactique, stratégique, idéologique. C ‘est par ces modes opératoires pratiques et réflexifs qu’ une masse importante d’ individus en lutte peut élaborer, connaître, comprendre, comparer, les diverses analyses et propositions. C’ est dans cette agitation pratique et théorique que s’élabore une pensée collective révolutionnaire et son action concrète, à défaut il n’ y a pas de possible révolutionnaire. La révolution ne peut advenir que par un système agencé et contrôlé par les exploité(e)s , grâce aux structures d’ une politique révolutionnaire( conseils, comités, fédérations etc). Un système parfait n’ existe pas, seulement le plus positif du rapport individu/ collectivité, ces entités sont liées et même consubstantielles . La doctrine communiste est cohérente, égalité et démocratie sont insécables le corpus communiste est actuellement le plus aboutit en matière économique, politique, idéologique pour établir une démocratie égalitaire , si vous en connaissez un autre je suis preneur…

Nous rejetons le principe des minorités directionnelles, de la prise du pouvoir minoritaire et toutes ces illusions qui de Robespierre, Blanqui, Lénine, Trotsky, Mao et compagnie ont nié puis détruit les principes qu elles prétendaient instituer. Bien qu’ affirmant sur le papier que le communisme est le système politique de l’ égalité absolu de droit ( la forme réelle de la démocratie). Dans les faits ces dictateurs n’ avaient aucune confiance dans les masses insurgées. Selon eux il faut organiser la fraction la plus avancée des exploité(e)s/opprimé(e)s dans un parti d’ avant garde. Ce parti possédant une grande capacité tactique, pourra se livrer aux sinuosités du double discours, du noyautages, de la manipulation etc. Mais aussi se servir de la situation insurrectionnelle pour prendre le pouvoir. Cette montée au pouvoir suit un processus relativement constant: Infiltrer, noyauter, , hiérarchiser, bureaucratiser les organismes d’ actions des exploités ( syndicat, comités, collectif etc) . La verticalisation instituée, il suffit de prendre les places de direction, ce qui permet qu’ une organisation type parti numériquement plus faible contrôle un mouvement plus massif. Parallèlement continuer le renforcement de sa fraction idéologique ( le parti révolutionnaire). Cette double articulation mouvement masse et fraction idéologique implique un discours plus soft ou démagogique pour les ou la masse ( fonction d’ une certaine propagande); un discours plus élaboré et intransigeant dans le parti . Il suffit quand la situation sociale aboutit à l’ incandescence des rapports de classe, de pousser la masse opprimé et exploité à l’ insurrection.

L’ insurrection n’est pas un système politique, un projet sociétal , une idéologique. C’ est une tactique armée pour s’ emparer par la force des moyens de l’ adversaire, soit pour lui ôter, détruire ou s’approprier ces moyens. Toute révolution implique l’ insurrection mais se pose la question est la finalité idéologique de l’ insurrection et la base idéologique des groupes insurgés. L’ incantation insurrectionnelle oublie que des religieux, des nationalistes, des monarchistes, des républicains fascistes ou pas, peuvent utiliser l’ insurrection comme moyens de la prise de pouvoir. Dans la sphère socialiste révolutionnaire l’ insurrection n’a pas le même but. Pour les tenants du pouvoir d’ une minorité. La masse insurgé sert de fantassins, de troupe pour détruire les moyens de l’ hégémonie de l’ adversaire. Selon eux, la masse seulement révolté n’ a pas d’ unité ou la capacité d’ élaborée une idéologie révolutionnaire , seule la fraction idéologique du partie d’ avant-garde possède cette disposition. La révolte insurrectionnelle va créer un vide politique, un défaut d’ organisation sociale positif pour la révolution/ contre révolution. L’ insurrection ayant détruit ou affaibli l’ ordre ancien ,les tenants autoritaires vont prendre le pouvoir en instituant la forme étatique révolutionnaire, la dictature du parti par un système verticalisé. C’ est ainsi que le socialisme étatique, pense, agit, a fait et fera , l’ histoire atteste de leurs forfaitures et inepties dans les affrontements révolutionnaires récents. A contrario les anarchistes révolutionnaires pensent que l’ insurrection ne peut aboutir à un système égalitaire que par le renforcement quantitatif et qualitatif de la masse insurgée. Il faut une réflexion collective qui ne peut être que par l’ étude et la confrontation des diverses positions révolutionnaires et donc la liberté de parole des tendances. Que les insurgé contrôlent l’ économie, érigent leurs structures politiques d’ une démocratie égalitaire et que ces structures soient aux mains des insurgés. Cela induit un rejet du capitaliste et de l’ Etat , ces deux formes sont totalement opposées à l’ égalité économique et social. Ces principes sont revendiqués paraît-il par tout communiste, mais seule la composante communiste libertaire est restée fidèle à ces postulats. La tendance dite communiste étatique (oxymore), passa son temps à faire le contraire de ce qu’ elle professa, pensant qu’ une chose aboutisse à son contraire, j’avoue que la dialectique poussée à se point devient Orwellienne . Ces qui se disent communistes n’ eurent cesse de combattre, réprimer, détruire, interdire les organisations révolutionnaires et leurs membres . Les grandes conceptions doctrinales des étatistes aboutiraient au communiste. Personne n’a constaté cela ,mais bien la mise en place de la mort de l’ idée du communiste, son discrédit, son absolue négation par la forme la plus ample de la dictature le stalinisme paré des plumes du socialisme . Encore de vieux débats , de conflits obsolètes, de divagations anarchistes diront- ils , cela les arranges de taire la vérité. Parce que nous voyons dans les luttes les prémices, les germes de ce stalinisme, qui comble de la manipulation quelques fois se pare d’anarchisme. Nous voyons des personnes liées à des organisations ou groupuscules révolutionnaires dirent une chose là et ailleurs le contraire, exprimer dans une conversation privée leur accord sur certaine positions et en A-G (assemblée générale) faire silence ou ce contre dire. Ils prétendent défendre les positions de l’ A-G et avant ou après celle-ci, ils participent à des réunions actant le contraire des décisions de . Ils organisent en comité restreint le déroulement de l’A-G ( ordre du jour, thème à débattre, interventions, choses à faire voter etc) . Ils pratiquent l’ intimidation, l’ inhibition en utilisant son camp pour multiplier les interventions contre ceux professant une autre position, si nécessaire sifflets, quolibets seront utilisés . La méthode par tous moyens faire passer sa position, induit la manipulation qui prépare toutes les logiques tyranniques.

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Ne cédons pas aux logiques obsidionales. Nous sommes nombreux à faire un constat.dans les luttes auxquelles nous participons. Quand sereinement et clairement nous avons à dire sur nos idées, à part les bureaucrates, les autoritaires et petits chefaillons et autres égocentrés un grande partie des gens ne s’offusque de nos dires, certains sympathisent, ou acquiescent en partie.Nos idées ne font peurs qu’ aux privilégies ou aux imbéciles; d’ autres concéderaient à notre utopie mais s’ interrogent sur la faisabilité de cet espoir.

Jean Picard

Caen,  janvier 2017.

N-B.

De récentes discutions dans L A-G autonome de Caen et le groupe Phoenix, les délires de stages syndicaux non mixtes organisés par SUD éducation 93 avec le PIR et le CCIF le tout payé par l’ argent des salaries( manque plus que des stages sur la lutte des classes encadrer par le MEDEF) , impliquent que les anarchistes réagissent . Assez laborieuse pour moi l écriture traditionnelle, j’ ai vite abandonné l écriture inclusive . Je me posais quelques questions , pourquoi le féminin entre parenthèse et pas le masculin. Comment faire l’ accord ex , certain(e)s radicalisés ou radicalisé(e)s ou certains-es radicalisés-e s mettre un astérisque, un point un trait d’ union . Tout écrit devient très lourd faute du neutre et ne règle pas grand-chose.

On peut écrire que homme et femme sont inégales . Que femmes et hommes sont inégaux. Que hommes et femmes sont inégaux. Que femmes et hommes sont inégales.

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