Le coaching entre effets de mode et endoctrinement

Le coaching entre effets de mode et endoctrinement

Le coach, ce spécialiste qui vient nous dicter le droit chemin car comme jadis nous sommes toujours des brebis égarées ! Le coach et le coaching s’installent dans tout les recoins pour prêcher la bonne parole, du stage d’entreprise au coaching du chômeur au Pôle Emploi. Comprenons bien que nous jugeant trop con pour comprendre, la société bourgeoise a décidé pour bien mouler nos cerveaux de payer un endoctrinement. On ne sait jamais si le peuple réfléchissait il se pourrait bien que cela finisse par mal finir pour les dominants, autant prendre les devants est lui offrir des idées simplistes afin qu’il pense comme il se doit c’est à dire comme veulent les exploiteurs! Voilà pourquoi sur une mode venue des Etat-Unis depuis une décennie pullulent ces nouveaux prêtres.
Le coaching et son frère le management son des produits qui prétendent donner des solutions alors qu’ils en sont que des vecteurs du capitalisme sous sa forme ultralibéral. Ils ne sont que des outils de propagande.

A regarder son mode opératoire nous voyons 2choses :
-un blabla contradictoire tiré de différents courants psychologiques souvent sans aucune base réellement scientifique ( PNL psychologie positive etc qu’importe les contradictions théoriques, on met dans un sac ce qui nous arrange- on secoue et on sort ce dont à besoin)
-des valeurs « morales » mais surtout moralisantes issues de l’économisme le plus plat et le plus bête, à faire pâlir les gourous des années 70.

quelques thèmes significatifs

La« pyramide de Maslow » :
Nos nouveaux sorciers font mine d’ignorer que ce concept et très décrié et tient difficilement debout si on s’attarde un peu à son fondement. En gros : une pyramide en bas les besoins vitaux en haut « l’accomplissement de soi », avec d’autre stades intermédiaires « besoin de sécurité », « besoin d’estime » «ou encore « besoin d’appartenance », il faut donc gravir la pyramide et ce serait ça le but de la vie, une vie réussit. Ceci étant bien conforme à une société de consommation et aux valeurs de l’égoïsme bourgeois. Pour notre coach plus vous êtes dans la base tel les animaux plus vous êtes proche de la vache plutôt que du grand et beau crâneur bling-bling qui lui fait du business. On n’oublie que cette pyramide est tiré de la psychologie positive, courant bien définit n’ayant pas de base scientifique réel ; pour faire court Maslow observe puis glisse les concepts qui lui plaise en fonction des ses préjugés politiques et culturelles soit un bon bourgeois aimant le rêve américain et fantasmant conformément à sa classe sociale au grandeur de la concurrence et fantasmant sur les milliardaires tel des dieux qui marchent sur la gueules des faibles. Il n’y a plus de problème de répartition de richesses, juste des individus qui arrivent ou non à gravir la pyramide.

Notons au  passage que la disposition des stades est arbitraire, on peut très bien combler le « besoin d’appartenance » ou « l’estime de soi » sans avoir un rond. Et on peut très bien ce sentir « accomplit » et ne pas se sentir en « sécurité », par exemple un milliardaire gonflant son égo  peut avoir peur pour sa sécurité le jour où les pauvres ce révoltent pour lui faire payer ces crimes!

Savoir ce vendre:
Qui n’a pas entendu ces mots ? Preuve de leur vision du monde proche de l’esclavagisme. Le patron ( forcément un bon patron dans leur têtes) est à la fois le père de ses employé(e)s, le maître et aussi puisqu’il faut ce vendre le proxénète. S’il est vrai qu’un salarié vend sa force de travail, il ne se vend pas en tant que personne mais sa capacité de travail, et cette obligation de soumission, de compromis avec les dominants pour pouvoir vivre porte un nom : la lutte des classes. La réalité est bien loin de leur discours fait de copinages avec l’ordurerie patronale. Le capitalisme a toujours considéré les humains comme des marchandises, c’est la négation même de la personne, de la notion d’individualité, qui ce réduit à n’être qu’une valeur en vue de la consommation ; contrairement à leur propagande qui « vend » de l’individualité à chaque phrases, à chaque pub, mille personne qui disent la même chose « moi je, moi je » ou qui regarde les même conneries à la TV, cela s’appelle une masse.

Être performant
Le coach est payé grassement pour une chose, rendre performant. On retrouve dans cette façon d’aborder les choses l’idée monstrueuse « des faibles et des forts », « des gagnants et des perdants».
Soulignons qu’ici nous avons à faire à des valeurs, à LEURS valeurs, nous sommes en droit d’en avoir des autres et sûrement dès beaucoup plus profondes et sensées. La morale du management, du coaching et autres rêves ultralibérales ne sont que des cauchemars allant à la dépression voir au suicide. Leur morale ne contient qu’un seul mot : RENTABILITÉ. Il n’y a rien d’autre à chercher derrière leur mensonges et leur grandes éloquences. Certes au 1er abords ils peuvent être impressionnant mais à la moindre réflexions leur prétendus savoir n’est que vide et phrases creuses
facilement démontable, Etre performant dit-il ? Et si je décide que faire du business c’est ce qu’il y a de moins utile de plus bas de l’activité humaine ? Ne sert ce pas eux ces marchands de performance qui seraient les moins performants ? Comme vous l’aurez compris on ne peut parler de « performance » que si nous sommes d’accord sur le but et les valeurs sociales et éthiques .

Le bien être et le dépassement de soi.
Ici nous touchons le point le plus litigieux où peuvent s’engouffrer les dérives sectaires . De la technique tiré d’une croyance farfelue venu du fin fond du monde jusqu’au pseudos découvertes incarnant le futur, différents paliers existe allant du ridicule à la manipulation mentale. N’oublions pas que des sectes ont trouvé par le biais de la formation en entreprise ou service publique l’occasion de mettre un pied dans le « marché » du travail et de l’emploi.


L’effet de mode

Nous venons de voir le coaching comme propagandiste, reste à voir ce dernier comme effet de mode.
Certains objecterons qu’il peut avoir une utilité derrière le coaching comme par exemple la rédaction de CV au pôle emploi. Notons que dans ce genre de cas le mot coach ne sert à rien, il y a une personne ayant une compétence et qui la transmet ; ceci à toujours existé et il n’y a aucune utilité à employé ce terme, sauf vouloir ancré dans le langage courant un terme idéologique. Pour ce
faire, le mot devient une mode, un mot utilisé abusivement et qui sous-entend un rapport hiérarchique.
Grand père apprend à faire du vélo à son petit fils, ce n’est plus un grand père mais un coach… Comment faire des crêpes ? Demande à ta voisine ce sera ton coach… Dans les centres de rééducations les médecins vont ils eux aussi être réduit au rang de coachs?… Récemment un livre est sorti « le coaching selon Schopenauer » bien qu’il aurait beaucoup de critiques à faire sur le
philosophe allemand, c’est un non-sens de vouloir réduire une des pensées les plus prolifiques du 19e S à un livre de recettes.

Ainsi le le coaching représente soit une activité qui rapporte gros à but d’endoctrinement, soit par abus d’utilisation un mot creux sans fondement qui visent a faire digérer la 1er définition. Il fait partie d’un ensemble de moyens que ce donne l’idéologie dominante pour mieux exploiter les masses en enfermant les capacités de chacun dans un mode de pensée conforme aux intérêt des exploiteurs.

 

Torcy

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