Gaulois non, Communards oui!

Gaulois non, Communards oui!

Lors de sa visite au Danemark Macron qualifie les habitants de la France de « Gaulois réfractaires aux réformes », cette comparaison n’est pas innocente et mérite d’être comprise avec plus de détails que ce que les journaux on voulu nous faire croire.

Certains on fait remarquer qu’avec les différentes vagues d’immigrations il n’y avait pas que des Gaulois, C’est une erreur car il n’y a pas de Gaulois, et la réalité gauloise est bien différente de la vision vulgaire actuelle. En effet le terme fut inventé par Jules César dans le cadre de ces guerres pour définir un ensemble de peuples différents les uns des autres d’où « la guerre Des Gaules » et non « de la Gaule ». Lors de ces plans; pour faire court, J César nomme « les Gaules » l’ouest du Rhin, et à l’est les Germains. Personne ne sait jamais définit comme Gaulois!

A regarder de plus prêt exemple parmi d’autres, nous voyons qu’il y avait les Eduens qui furent pendant des siècles appelés les « frères de Rome » , ou encore la cité phocéenne qui aura un fonctionnement bien plus proche des Romains que des prétendus « gaulois » , ces 2peuples seront dénommés « barbares » et « gaulois » que lorsqu’ils s’opposeront à Rome. Sans rentrer dans les calculs, notons également qu’en tenant compte de 2000ans écoulés, de la faible population de l’époque, des différentes conquêtes, il y a fort à parier que quelque soit nos origines il y a une très grande probabilité pour que nous aillons tous les mêmes ancêtres concernant les territoires sous l’ancienne juridiction d’Alexandre le Grand (mort en 323 av. J.-C) ou de l’Empire Romain (44 av. J.-C. Si on se base sur Jules César)

D’autres journaleux en opposition à Macron ressortent du « Astérix » avec un certains chauvinisme ; et nous voyons ici le piège tendu par Macron, beaucoup tombent dedans, c’est l’affirmation patriotique d’un « nous » imaginaire et mythologique en accord avec les pourparlers de remettre le service militaire obligatoire ou encore la Marseillaise à l’école.

Macron par cette petite phrase, certes insulte, mais surtout vise à recréer un esprit nationaliste au détriment de principe révolutionnaire tel que l’abolition des classes et la lutte contre les privilèges économiques. Et ainsi ces opposants ce retrouvent en osmose avec la bourgeoisie sur une entente tacite : la Patrie.

Le Patriotisme est le refuge des futurs tyrans voulant mener les conquêtes militaires pour les intérêts économiques de la classe possédante ; pour arriver à leur fins ils créent de toutes pièces des mythologies chauvines, le peuple croyant ces mythes finit par aller massacrer ou se faire massacrer pour ces maîtres qu’il ne reconnaît pas comme tel à cause de ce mensonge unitaire.

Ces mythes ne sont pas des références choisie par un ensemble d’individus pensants, ils se base sur des falsifications historiques ou philosophiques induisant un imaginaire reposant sur de la pure croyance, comme les « gaulois ». A noter qu’au 19ème S il y avait de grands débats entre intellectuels nationalistes pour savoir s’il fallait dire « nos ancêtres les gaulois » ou « nos ancêtres les Francs » , débats vide de sens sauf pour ceux qui souhaitent faire preuve de propagande et mieux canaliser les foules.

A la différence une référence accepte la réalité et ses défauts, le tout pour mieux aller de l’avant avec un souci de compréhension du passé et du présent. Par exemple la Commune de Paris ne doit pas devenir un mythe tel qu’il arrive parfois de le voir ; il faut réfléchir à ses erreurs, ses faiblesses afin de mieux comprendre son importance historique du point de vue de l’émancipation humaine. Il ne faut pas ce voiler la face, ni sur la Commune ni sur tel ou tel penseur ( le  » nous n’avons pas besoin d’icônes » de Bakounine repris par Florès Magon et d’autres), ni sur un autre événement. Mais il ne faut pas non plus sombrer dans un relativisme qui n’a plus de signification ou tout ce vaut, Il y a de grands mouvements, de grandes théories, de grands personnages qui ont pour but une révolution sociale et libertaire ; et dans cette objectif il faut reconnaître la profondeur, les subtilités et leur originalités, mais comprendre comme ferait un historien, un philosophe, un passionné de la vérité et de la liberté ; et non pas comme le ferait un jésuite, un soldat, un endoctriné se reposant sur ces acquis. Ou à l’inverse dire « c’est tout mal » sous prétexte qu’un aspect ne plaît pas.

Reconnaître la force que contient la révolution espagnole en 1936, ce n’est pas se ridiculiser en se déguisant en costume d’époque, ce n’est pas ignorer la traîtrise de celles et ceux qui collaboreront au gouvernement au détriment des anarchistes sincères : c’est reconnaître la puissance mené par les masses libertaires prouvant que la collectivisation et la fin de l’Autorité est possible.

Ainsi donc au mythe forgés par le Capital et par son fils le nationalisme ; il faut opposé les références historiques et théoriques des mouvements révolutionnaires anti-autoritaires.

A leur mensonges et à leur croyances, seul le souci de la vérité basé sur des faits et les idées libertaires doivent leur faire face.

L a Commune de Paris, grande oublié des programmes scolaires, n’était pas isolé d’autres villes c’était soulevées ( Marseille, Le Creusot, Narbonne etc), si elle fourmille de choses à corrigés, à repenser ou à critiquer, elle reste sur le territoire français, l’événement historique à porter internationaliste qui à vocation à renverser le monde de l’inégalité et de la concurrence.

Etant l’une des références pour détruire ce système abjecte, affirmons : « Communard oui, Gaulois non !» mais plus simple sera de dire « on se fout de vos mythes mensongers nous sommes anarchistes!»

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